La Réincarnation :

Pour mon histoire je pars du principe que la réincarnation existe, même si à mon sens elle n’est pas ce que l’on imagine généralement. Quand on meurt, on meurt pour de bon, même si une petite part de nous survit. Ce qui survit en nous est cette partie de l’âme immortelle, et non notre personnalité. Donc pour ceux qui s’identifient au corps, la mort est définitive. Tant que l’on s’identifie à la personnalité, on meurt dès que notre temps imparti est terminé. À partir du moment où l’on s’identifie à l’âme, on devient immortel.
Ce n’est pas nous en tant qu’êtres humains, ce que j’appelle la créature, mais ce que je nomme dans mon roman le « noyau de conscience » qui suit son cycle de Vie pour évoluer.
Cela peut nous permettre de comprendre le Karma, la loi de cause à effets. Ainsi que le commandement « ne fais pas au autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » (car cet autrui pourrait être nous, et dans une autre vie nous pourrions subir ce que nous faisons aux autres), ou encore « aimons-nous les uns les autres ».
Ce principe pourrait également expliquer beaucoup de choses, comme certaines phobies, certaines marques de naissance, les différences entre les individus à leur apparition dans le monde, ce que nous considérons comme des injustices, et bien d’autres choses encore.
Mais surtout il est important de ne pas prendre l’idée des réincarnations pour remettre à plus tard ce que nous avons à faire, dans une autre vie ; ou encore de tomber dans le sentimentalisme et croire que nous, en tant que créature vivrons éternellement ; ni nous dire que nous pouvons faire tout et n’importe quoi, que cela se règlera ailleurs. D’où l’importance de l’innocuité. Nous ne devons pas nous empêcher de faire ce que nous avons à faire, avoir peur de manifester ce que nous sommes, nos penchants, nos émotions… dans la mesure où cela ne nuit à personne et où cela s’accorde avec nos « principes ». Évitons toutes les dérives que nous pouvons constater dans certains pays où l’idée de réincarnation est vivace, comme en Inde.
Nous ne savons rien de ce qui nous attend ni de ce que nous avons été. Soyons humbles et vivons notre vie comme si nous n’en avions qu’une, tout en sachant que peut-être il y quelque chose de plus. Quelque chose de sacré.

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La Mémoire et l’Oubli

Le premier thème de la série « L’Oublié des Dieux », qui sert un peu de fil conducteur à l’histoire, est celui de la Mémoire. L’importance de la mémoire sur le développement, la maîtrise et l’utilisation des capacités intellectuelles, mais aussi les bienfaits de l’Oubli. C’est surtout sur ces derniers que je souhaitais mettre l’accent.

Quel enfer serait notre vie si nous n’avions pas cette faculté d’oublier ! À moins, peut-être, d’être suffisamment évolué pour ne plus avoir besoin d’oublier, c’est-à-dire d’être parfait. Mais je n’ai encore jamais rencontré personne parvenu à ce stade, me semble-t-il.

Si nous devions nous souvenir de chaque détail, de chaque action, du moindre geste, du moindre sentiment éprouvé, du moindre mot que nous avons énoncé, tous nos échecs, nos erreurs, nos fautes, nos mauvaises pensées, etc., nous ne nous en sortirions pas. Nous serions accablés de remords, de doutes… ce qui parfois est déjà le cas. Alors oui, heureusement que nous oublions quantité de choses. Sans parler de tout ce qu’on nous a fait subir.

Il est souvent préférable d’oublier ce que nous avons fait, ne serait-ce que pour ne pas ressasser tout le temps les mêmes pensées. De même que dans le processus du pardon, il est parfois indispensable de commencer par oublier, les blessures, les offenses, les différends, ce qui nous a irrité, etc. Sans oubli, il serait très difficile de pardonner, car nous garderions en mémoire la vivacité, l’intensité, toutes les impressions qu’ont laissées nos meurtrissures.

Il est bon d’oublier parfois. Comme il est bon aussi de se souvenir de certaines choses. Ce n’est pas contradictoire, mais plutôt complémentaire à mon sens. Bien que le mieux serait de pouvoir choisir soi-même ce que nous devrions oublier et que se souvenir.

Et je ne parle même pas de l’horreur d’avoir tant d’images présentes à l’esprit, tant de souvenirs encombrant la mémoire, sans pouvoir oublier un peu, si on ne pouvait en reléguer une partie dans l’Inconscient.

Et que serait cette vie, si le cycle des réincarnations que certains prônent était réel, sans la possibilité d’oublier entre deux incarnations. Car même le plus pur des êtres, le plus droit, le plus honnête, le plus doux, le plus vertueux… a dû commettre des actes odieux, difficilement pardonnable.

Alors oui, l’oubli est un réel bienfait.

Tout dans la nature a son utilité. Rien n’est fait au hasard. Si nous sommes tels que nous sommes, c’est qu’il doit y avoir une raison. Ce qui n’implique pas que nous n’ayons rien à faire, mais que nous pouvons accepter les faits, en attendant de pouvoir les modifier.

De même que pouvoir se souvenir est tout aussi important, à d’autres moments.

Ce n’est que quand nous atteindrons la perfection, ce que je pense impossible dans l’incarnation, que nous n’aurons plus besoin d’oublier, car alors plus rien ne nous blessera,ne nous atteindra pour nous meurtrir, nous traumatiser…